Le monde occidental entretient cette illusion selon laquelle l’on attraperait les maladies de façon purement mécanique et accidentelle, et qu’il suffit ensuite de traîter les symptômes de façon tout aussi mécanique, avec des molécules chimiques souvent aggressives, pour que tout revienne dans l’ordre.
Prenons un exemple : chaque jour, nous sommes des millions sur la planète à prendre les transports en commun. Je pense que chacun accordera que ce sont un immense nid à microbes. En conséquence de quoi, nous sommes nombreux, chaque jour, pendant une heure ou plus, à être exposé à des centaines de maladies.
Comment pouvons-nous alors expliquer que nous ne tombons pas malade chaque jour ? Certains, certes, symboles de la paranoïa sanitaire ambiante, font attention à ne rien toucher dans le métro, mais, même moi qui ne suis vraiment pas vigilant de ce point de vue, je ne suis encore jamais tombé malade à cause des transports en commun.
Nous avons, heureusement, un système immunitaire qui nous protège, mais parfois, il faiblit, et ainsi une maladie en profite pour s’installer et se développer dans notre corps. Mais pourquoi donc, dans cette vision très mécanique et déterministe du monde, ce système de défense faiblirait-il à certains moments plutôt qu’à d’autres ?
Ma réponse est claire : toute maladie a une cause intérieure (psychologique, par exemple).
Je me prendrai en exemple : je suis quelqu’un d’assez angoissé, et, comme de par hasard, j’ai eu des problèmes de poumons, qui, symboliquement aussi bien que scientifiquement, sont précisément rattachés à l’angoisse et à l’oppression (par les molécules qu’ils peuvent libérer notamment, et qui accentuent cet état). Je suis aussi quelqu’un qui a encore du mal à s’exprimer, et j’ai donc souvent des problèmes de… gorge. J’ai tendance à me sentir agressé sans raison valable par le monde extérieur, et je suis, surprise, allergique (dont le principe, pour rappel, consiste à réagir à des molécules alors qu’elles n’ont rien de dangereux pour notre organisme).
Si tu analyses de façon honnête tes maladies, je suis certain que tu pourras faire le même genre de rapprochements. Tu as peut-être déjà entendu cette décomposition du mot « maladie » en « mal a dit ». La maladie n’est qu’une manifestation physique d’un problème intérieur que l’on néglige, et qui finit donc par avoir des répercusions physiques, nous invitant ainsi à nous interroger et à les régler (faute de ne pas avoir été à l’écoute de soi-même plus tôt).
Cela remet des choses bien plus vastes en question : que nous ne sommes pas qu’un simple corps physique (une évidence primaire pour tout être, mais qu’une partie de l’idéologie occidentale rejette malgré tout), que nous ne sommes pas victimes des choses, etc.
Cela oblige surtout à se regarder en face, à affronter ses peurs, à aller de l’avant. Mais le jeu en vaut la chandelle.
Très intéressant cet article. Ça fait du bien de se rappeler certaines choses. Bon, cela dit, tu prêches une convertie là =)
Maladie, du « mal à dire »… je suis bien d’accord. Je constate que les périodes où j’ai eu le plus de petits (et quelques plus gros) bobos, ont été celles où j’étais le plus mal dans ma peau, où j’étais rongée par ma timidité, des problèmes familiaux et relationnels, bref la totale.
Cela étant, je reste vigilante et ne me prononce malgré tout pas totalement sur le sujet. De là à être sûr et certain que la cause est nécessairement psychologique, je ne sais pas encore. Mais j’ai effectivement été à maintes reprises surprise par la « coïncidence » de certains soucis de santé et de bouleversements psychiques.
C’est cool si tu en as conscience. A terme, cela permet de ne quasiment plus tomber malade du tout.
Par contre, petite précision : j’ai dit « psychologique » pour donner un exemple simple et ne pas bousculer trop d’idées préconçues d’un coup, mais pour être exact, ce que je dis, c’est que toute maladie a une cause intérieure, ce qui dépasse de loin la simple psychologie telle qu’on la conçoit couramment. Il y a encore d’autres « étages » au-dessus du psychologique, comme le spirituel ou l’énergétique.
Sinon, j’ai oublié d’en parler, mais de plus en plus de médécins attribuent de plus en plus de maladies au « stress ». Un mot fourre-tout qui revient au même que ce que j’avance, mais sans le dire franchement.
Il faudrait aussi développer les conséquences de cette vision alternative de la maladie, qui sont nombreuses.
Par exemple, que l’approche chimique lourde et agressive de la médecine occidentale est non seulement discutable, mais même dangereuse. Si en effet une maladie a une cause intérieure, et qu’on repousse la maladie physique par la force sans régler le problème intérieur, alors ce problème psychologique se manifestera en faisant apparaître une autre maladie.
Tu parles de mal être psychique retranscrit par notre corps par des symptômes physiques, à notre insu.
Je crois l’esprit sensible aux influences extérieures bien avant d’intérioriser un ressenti et parfois de le matérialiser physiquement.
Mais il reste néanmoins une différence entre une bactérie et un virus, avant d’imaginer que certaines maladie ne soit PAS accidentelle.
Alors finalement, l’esprit contrôle la matière, ou pas ?
Je crois davantage que notre mode de vie actuelle soit une des causes de nos maux, la société semble faire perdurer avec délectation une aura de crainte et de peur en nous. Et la peur est un des grands maux de ce monde.
Vous semblez avoir beaucoup de certitudes du haut de vos 24 ans Mr Tuzi.
Merci de me donner l’occasion de préciser que je n’entends pas prouver quoi que ce soit sur ce blog. Il y a 5 ans j’envisageais les choses comme la plupart des gens ; dans 5 ans j’aurai peut-être une approche encore totalement différente de celle d’aujourd’hui.
Je ne fais que proposer des pistes alternatives, car moi-même cela m’a beaucoup aidé et m’aide encore beaucoup de trouver chez les autres, que ce soit à travers des écrits, des films ou autres, de nouvelles façons d’appréhender la vie.
Et même si j’avais raison, je suis, comme Nietzsche, à qui j’ai emprunté le titre de ce blog, convaincu que la vérité n’existe pas, pas comme quelque chose d’objectif et de neutre en tout cas, et que seul a un sens ce que l’on expérimente soi-même intérieurement.
Comme le disait le Bouddha, ne croit rien sur parole, mais fais-en toi-même l’expérience.
@Nathygan :
Tu poses une bonne question sur le caractère accidentel des maladies, mais sachant que globalement les virus et les bactéries sont en tout instant présent partout autour de nous, je dirais qu’alors ce que évoque cyrille est le facteur déclencheur.
Plus précisément, ton état intérieur créé un déséquilibre physique dans tes défenses immunitaires, et du coup tu vas attraper une des choses qui trainent.
Un bon argument qui va dans ton sens Cyrille serait de donner en exemple les cas de guérisons inattendus qui ne peuvent être expliquées et qui vont au delà de toutes nos connaissances en médecine actuelle. Je ne pense pas qu’on puisse encore nier la part du « psychologique » (au sens large) dans le processus de guérison.
Je ne pense pas pour autant qu’il y a opposition systématique avec les traitements traditionnels. Le soulagement d’une douleur par exemple peut avoir une influence positive sur notre mental et nous entrainer dans un cercle vertueux : en nous libérant du poids de la douleur, nous sommes alors plus à même d’appréhender le mal intérieur qui serait à l’origine d’un problème.
Attention, je ne rejette pas la médecine occidentale : elle m’a sauvé la vie.
Effectivement, les différentes approches ne s’opposent pas mais doivent au contraire être complémentaires.
Un exemple : j’ai eu un problème de santé que je ne détaillerai pas. Les médecins habituels m’ont dit que la seule solution était une opération chirurgicale assez lourde et douloureuse. Ce que j’ai refusé, car ça ne me paraissait pas pertinent. Je suis allé voir un homéopathe, et en un mois le problème avait disparu, avec de simples granules, et aussi par le travail intérieur que j’ai fait sur moi (car ce problème avait une symbolique).
A l’inverse, comme je l’ai dit au début, la médecine occidentale m’a sauvé la vie, et dans ce cas-là, seule une intervention lourde était possible. Mais la seule opération n’a pas tout réglé : j’ai ensuite eu d’autres problèmes liés à l’angoisse, et là, c’est un travail intérieur que j’ai dû faire.
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