A propos de Dieu

On m’a demandé il y a quelques jours si je crois en Dieu. J’étais obligé de répondre oui, mais en sachant très bien que ma réponse serait mal interprétée.

Voici quelques rappels à propos de Dieu :

  1. Dieu n’est pas le propre d’une religion. Il existe de nombreuses religions, qui ont souvent des conceptions différentes de Dieu, et même différentes façons de le nommer (même si, en réalité, quand on regarde bien, on se rend compte que, pour l’essentiel, toutes disent la même chose) ;
  2. Au sein d’une même religion, Dieu n’est pas quelque chose de figé, et la religion n’est pas la spiritualité. Pour donner un exemple proche de notre héritage culturel, la religion catholique a compté de nombreux théologiens, comme Saint-Thomas d’Aquin ou Saint Augustin, qui ont une vision bien plus profonde de Dieu que l’image souvent triviale qui en est donnée par les religieux du dimanche.
  3. Plus important que cela encore, Dieu n’est même pas un concept religieux. Il existe des conceptions complètement laïques, voire athées, de Dieu, dans la philosophie (chez Platon par exemple) et parfois même chez certains théologiens.

C’est d’ailleurs mon cas : je crois en Dieu, et pourtant, je ne fais partie d’aucune religion d’aucune sorte (et je suis même souvent un adversaire de la religion, du moins quand elle est utilisée comme outil de peur, de pouvoir et autres choses peu glorieuses).

Dieu est avant tout une expérience intérieure et personnelle, et certainement pas une doctrine dictée par l’extérieur, religieuse ou pas. A vrai dire, il existe sans doute autant de définitions de Dieu qu’il existe d’êtres vivants. Et Dieu, c’est peut-être ça justement : l’Un, aux manifestations infinies.

Recherche intérieure

Un ami m’a demandé récemment ce en quoi je crois, en faisant le tour des grandes catégories conventionnelles. J’ai répondu que je n’étais ni chrétien, ni musulman, ni bouddhiste, d’aucune religion connue, ni même athée ou agnostique. Mais je n’ai pas réussi à expliquer ce que je suis.

En fait, il y a bien une réponse qui m’a traversé l’esprit, mais sur le coup, je n’ai pas osé le dire, de peur de passer pour un prétentieux, ou pour un fou.

Ce qui m’est venu naturellement, c’est que je suis, à ce sujet, comme Jésus, Socrate ou Bouddha : je fais ma proche recherche, je vis ma propre expérience intérieure, sans me soumettre à un quelconque culte, et sans croire aveuglément une doctrine venant de l’extérieur.

Ce qui ne signifie pas que je rejette les enseignements de ce genre d’Exemples : bien au contraire, ma liberté intérieure me permet de tirer le meilleur de chaque tradition. D’ailleurs, l’on se rend vite compte que, pour l’essentiel, et lorsqu’on interprète bien les choses, tous disent la même chose, bien que sous des formes un peu différentes.

Je suis moi-même arrivé à cette certitude : le Divin Est en Nous. Littéralement. Ce qui signifie, autrement dit, que Nous Sommes Dieu. Au sens propre. Avec toutes les conséquences que cela a, par exemple, que nous sommes capables d’un Amour infini, et que nous possédons un potentiel illimité. Et que chaque événement de notre vie résulte d’un choix de notre part (conscient ou inconscient).

Je sais par ailleurs maintenant aussi que ce monde de relativité – bien et mal, vie et mort – n’est qu’une illusion. Là encore, au sens propre.

Et tout cela, pour moi, ne sont en rien des croyances. J’ai utilisé le terme « certitudes » volontairement : ce sont des choses que j’ai trouvées en moi, et, même si elles sont impossibles à démontrer, je sais qu’elles sont justes.

Douter ou faire confiance, il faut choisir

Je manque encore de foi, de confiance. Le monde extérieur me fait de plus en plus peur. Le simple fait de manger dans un cinéma et la police peut rappliquer. La société devient de plus en plus une réelle dictature… Et que faire contre des policiers qui ont la force physique pour eux, qui peuvent même me tuer et tuer mes proches ?

Et c’est le même manque qui m’empêche d’avancer professionnellement, de créer, de prendre des risques. Bien que j’ai beaucoup progressé, je ne me sens toujours pas en totale sécurité. Certaines parties de moi ne sont pas encore convaincues par le fait que je ne risque rien, qu’il ne peut rien M’arriver.

Le souvenir que ce monde n’est qu’une illusion, que mon âme ne risque rien, n’emplit pas encore toutes les parties de mon esprit. Il m’arrive encore par moment, par exemple lorsque je me réveille mal, d’être totalement déboussolé, de douter de tout ce dont je me suis rappelé, en ne voyant plus sur quoi cela repose, avec la sensation, fort désagréable, que je n’ai aucune garantie.

Et en un sens, c’est vrai. Il n’y a aucune garantie. Car pour en être assuré, il faut déjà être dedans, il faut avoir choisi. Le problème c’est le choix. Choisir. En faire le choix. Complet, entier, de tout son être, même les parties les plus faibles et les plus sceptiques.

Tant que je n’aurai pas fait ce choix, comment pourrais-je jamais être tranquille ? Comment pourrais-je espérer créer et avancer ?

Mais, même à supposer qu’il y ait un risque, quel est-il exactement pour que je sois si terrifié ? La mort ? C’est la pire chose que je vois qui puisse arriver. Mais est-ce si terrible que cela ? Dans l’absence de foi, la vie est pâle et ennuyeuse. Je m’en suis souvent plaint. Alors, même si je devais mourir en m’étant trompé, qu’est-ce que cela aurait de si terrible ? Car alors, je ne serai plus, et je n’aurai donc plus rien à craindre, ni souffrance à endurer.

Mais en réalité, ce n’est pas la mort qu’il faut choisir. C’est la vie. C’est exactement comme chaque matin. Je me lève, au dernier moment, après avoir traîné les pieds le plus longtemps possible, et je me lève ensuite par obligation (bien que l’obligation soit totalement illusoire). Et la journée se présente alors tel que je l’ai posée à son commencement : à moitié joyeuse, à demi-mots. Alors que si je me lève de mon plein gré, en choisissant la vie (et ses passages difficiles), alors la journée se présente sous un tout autre jour : celui de la joie et de la création.

Une amie m’a dit qu’elle me voyait enfant, refusant de m’incarner. Et quand j’ai vu hier les photos de moi à la naissance, c’est ce que j’ai cru voir aussi. Avant même d’être arrivé, j’étais dans la souffrance et dans le rejet.

Malgré ses allures terrifiantes, qui ne sont qu’illusoires, la vie terrestre est le seul moyen d’expérimenter et de donner vie aux splendeurs de l’au-delà. Ce n’est qu’un jeu, et je ne risque rien. Un jeu. Une interface. Une illusion.

C’est comme si je lançais un jeu vidéo et que je ne bougeais pas, ou que je faisais les 100 pas dans le premier niveau, de peur de me faire tuer. Mais ce n’est qu’un jeu, et si je loupe mon coup, ça n’a aucune importance, je peux recommencer autant de fois que je le veux. Ou pas.

Et non seulement je n’ai pas à avoir peur, mais je dispose aujourd’hui d’outils formidables : je peux m’assurer de mon succès. Il n’a jamais suffit que de le vouloir. De le choisir. Je n’ai même plus à avoir peur de l’échec, car si je le choisis, cet échec ne sera plus possible ! Car les seuls possibles sont ceux que je choisis.

Alors, mon cher Cyrille, jette-Toi à l’eau, traverse les flammes, parcours la terre et envole-Toi dans les airs, et ainsi Tu incarneras l’Amour. Je Te montrerai que J’ai toujours été là, de toutes les façons.

O Joie

Aujourd’hui, J’ai juste envie de partager avec Toi ma Joie.

Pas une de ces joies éphémères, nées de plaisirs matériels, de dépendances affectives, ou d’autres circonstances contingentes et transitoires, mais une Joie intérieure véritable.

J’ai longtemps stagné dans la tristesse, dans le malaise, sans M’Aimer, sans Aimer la Vie.

Aujourd’hui, bien qu’il Me reste encore un long chemin à parcourir, Je suis heureux, et infinimement reconnaissant, d’avoir enfin trouvé une vraie Joie.

J’ai compris depuis longtemps que la seule façon de changer le monde, c’est par l’exemple. Moi-même, J’ai eu (et J’ai encore) la chance d’avoir un exemple bien vivant, en chair et en os, de la réalisation de Soi, de l’Amour inconditionnel et infini.

On se dit toujours que notre seul exemple ne servirait à rien, qu’une seule personne, noyée dans la masse des milliards de Terriens, ne peut rien faire. Va donc dire cela à Jésus, à Socrate, à Bouddha, à Einstein ou à Krishna !

Evidemment, Tu vas Me dire que Nous ne sommes aucun de ces êtres exceptionnels. Et Je Te réponds que c’est faux : Tu es aussi exceptionnel qu’Eux, si seulement Tu t’autorisais à T’en rappeler.

C’est à mon tour maintenant de donner l’exemple, en te rappelant ceci : l’Amour inconditionnel, le détachement, une Paix intérieure inébranlable, l’absence totale de souffrance et la Joie véritable sont possibles.

Tu n’as besoin de rien. Tout est en Toi. Deviens le Divin que Tu Es.

Toi, c’est moi

Tu as peut-être déjà remarqué que je te tutoie. Alors que je ne te connais peut-être même pas.

Ce n’est pas pour faire « d’jeun’s » ou décontracté, c’est par choix. J’ai en effet décidé il y a quelques temps de tutoyer tout le monde, dans n’importe quel contexte. Même si je n’y arrive pas encore complètement (je vouvoie encore ma boulangère !).

Pourquoi ? Pour briser la sépération (illusoire) qui nous sépare, toi et moi.

On nous apprend que le vouvoiement est une marque de respect, tandis que le tutoiement est souvent accompagné d’une familiarité qui tourne souvent au manque de respect. Bla bla bla.

C’est surtout, en premier lieu, une marque de froideur et de distance. Cela nous paraît ridicule quand, dans les films d’époque, nous entendons les enfants et leurs parents se vouvoyer. Cela l’est tout autant quand nous vouvoyons n’importe qui d’autre : car, même si nous ne sommes pas frères de sang, nous sommes tous frères et soeurs, tout court (ce qui est bien plus important que des liens de famille tout à fait arbitraires).

Par ailleurs, la distance, et donc, la séparation, n’implique pas le respect. Bien au contraire, elle provoque l’indifférence.

Ton boulanger te vouvoie, mais il te vend une baguette 1 euro. Ton éventuel futur employeur te vouvoie, mais essaie par tous les moyens de faire baisser ton salaire. Le juge te vouvoie et t’envoie à la guillotine.

Le vouvoiement, en France, est un vestige encore puissant de cette froideur nauséabonde et de la distance entre les gens. J’ai toujours apprécié l’Anglais pour cela, car dans cette langue cette distinction n’existe pas.

Quitte à choisir, je préfère, sans aucune hésitation, un jeune un peu trop familier, qu’un adulte trop froid.

C’est le même genre de distance qui est à l’origine du racisme et de l’homophobie par exemple. Les gens racistes ou homophobes sont la plupart du temps des personnes qui ne cotoient jamais de blacks ou de gays, qui n’en ont peut-être jamais vus (à part à la télé). Mais dès lors que l’on connaît un black ou un gay, qu’un de nos proches en fait partie, alors il n’est plus possible d’entretenir des pensées aussi stupides (à moins d’être gravement atteint), car nous nous rendons compte que tous les êtres humains sont de la même étoffe : tout le monde a un coeur, tout le monde a une âme.

Mon expérimentation du tutoiement donne d’excellents résultats. Cela choque certaines personnes, mais beaucoup de gens saisissent cette bouffée d’air frais et cette occasion, souvent trop rare, d’avoir un échange plus humain. Et, du coup, même dans des contextes difficiles (professionnels, etc.), la relation entre toi et moi change complètement.

Alors rappelle-toi et n’oublie pas : nous sommes tous frères et soeurs, et Je T’Aime. :)

Se jeter à l’eau

Après avoir revu Pirates des Caraïbes (excellent film), je suis tombé sur une information très intéressante sur Wikipédia :

« Le mot pirate provient à la fois du terme grec πειρατής (peiratês), lui même dérivé du verbe πειράω (peiraô) signifiant « s’efforcer de », « essayer de », « tenter sa chance à l’aventure » et du latin pirata : celui qui tente la fortune, qui entreprend. »

Loin d’être négative, cette étymologie rend au contraire hommage à ce choix de vie, qui n’est rien d’autre que le choix de la liberté, du rejet de l’immobilisme de la société, de se jeter à l’eau, dans cet océan qui n’est ni plus ni moins qu’un symbole de l’infini, de l’inconnu, avec tous ses risques et tous ses imprévus.

Bref, en ces temps obscurs, il est grand temps pour moi d’entreprendre, de redevenir, comme il y a bien longtemps, un pirate.

Le bonheur intérieur

Je commence enfin à prendre réellement conscience que le bonheur se trouve en Moi, et en moi seul. Je sens de plus en plus le délice d’être Soi.

Lorsque j’ai des frissons en écoutant une musique, quand je vais au-delà du temps à travers un film, lorsque je suis heureux d’avancer et de vivre… dans tous ces moments, je suis seul. Je suis tourné vers l’intérieur, je ne suis tourné vers rien ni personne.

A vrai dire, même lorsque je fais l’amour, avec conscience et Amour véritable, tout se passe à l’intérieur, en Soi : car alors, je ne cherche pas une jouissance illusoire à travers l’autre, mais je partage un bonheur authentique avec un autre être, une joie innée, déjà là, complète par elle-même, sans rien avoir besoin d’extérieur.

Je n’ai encore connu rien de plus agréable que cette paix intérieure, et pourtant, à chaque nouvelle seconde, je suis tenté de reprendre mes vieilles habitudes en cherchant désespérément l’énergie en dehors de Moi, alors que Je Suis cette énergie.

Je m’adresse donc ce rappel, ainsi qu’à toi qui me lis : réapprenons à voir en nous-même notre meilleur ami, rappelons-nous que Nous Sommes Joie et Amour.

L’infatigable

Dans Oscar et la dame rose (film merveilleux, actuellement au cinéma), il est donné une description originale de Dieu : l’infatigable.

Celui qui ne cesse jamais d’Aimer. Celui qui ne se fatigue jamais de pardonner. Celui qui ne se lasse jamais de (se) créer.

Il y a deux ans, je me suis rendu compte que, contrairement à ce que l’on croit souvent, la fatigue n’a strictement rien de physique. Dans notre société, nos efforts sont très limités : beaucoup d’entre nous restent assis toute la journée. Et même pour ceux qui ont des métiers plus physiques, ce n’est rien comparé à ce dont est capable le corps humain.

La fatigue est essentiellement intérieure.

Et j’ai aussi observé, en moi, que la fatigue n’est pas un manque d’énergie, mais au contraire un trop plein d’énergie mal gérée et dispersée. Quand j’y mets la volonté suffisante, je suis capable de faire disparaître la fatigue, en me posant, en me calmant, en faisant la vide et en recentrant mon énergie.

Nous pourrions nous comparer à un Soleil : nous sommes une source d’énergie perpétuelle. Mais si nous ne centrons pas notre énergie, cela résulte en des dommages collatéraux, pour soi et pour autrui.

Plus concrètement, la fatigue est l’accumulation de toute les dispersions que nous mettons en place au cours de la journée : l’agacement envers les autres, l’agacement envers soi-même, l’agacement envers la vie, et toutes nos attitudes négatives du même genre.

Autrement dit, la fatigue n’est, ni plus, ni moins, qu’un manque d’Amour.

Et c’est la seule chose qui nous sépare de Dieu.

L’Homme et la Nature

L’une des choses qui m’a le plus marqué lors de mon voyage aux Etats-Unis cet été, c’est la grandeur.
Que ce soit la grandeur de la Nature :

Bryce Canyon, USA

 Ou celle de l’Homme :

Bryce Canyon

New York, USA

Replacés dans les débats actuels sur l’écologie, ces deux exemples permettent de rappeler qu’il n’est pas question de continuer à maltraiter notre Mère à tous, la Terre, mais qu’il n’est pas non plus question de renoncer au progrès humain.

Les créations humaines sont merveilleuses, à partir du moment où elles sont faites intelligemment.

Le problème est finalement très simple : il faut juste faire les choses avec Amour.

Je finirai avec un dernier exemple photographique, où cette fois l’Homme et la Nature s’entremêlent pour, une nouvelle fois, de la grandeur !

San Francisco, USA

L’illusion

Je pense qu’il est déjà arrivé à tout le monde de regarder un film, et d’être tellement absorbé par celui-ci qu’on en oublie totalement où l’on se trouve, jusqu’à son propre corps, alors qu’il ne s’agit que d’un spectacle, que d’une illusion.

Le même genre d’expérience se produit aussi avec les jeux vidéo, où l’identification au personnage et l’immersion sont parfois encore plus profondes.

Et si la vie était une illusion du même genre ?

Et si nous nous étions incarnés sur Terre pour jouer le jeu de la vie, pour expérimenter, tout comme l’on « gagne de l’expérience » dans les jeux vidéo ?

Et si, tellement pris à ce jeu, nous avions oubliés que tout ceci n’est qu’une illusion ? Si nous avions oublié qui nous sommes vraiment ?

Dans certaines traditions, on appelle cette illusion la Māyā.

Heureusement, quelle que soit notre immersion dans un film, nous pouvons à tout moment revenir à nous-mêmes. De même pour la vie, nous pouvons, à tout instant, revenir à Soi.