Des causes de la maladie

Cette semaine, au restaurant, j’ai entendu des voisins de table discuter au sujet de quelqu’un qui était mort, alors qu’il ne buvait et ne fumait pas. Ont suivi des exemples de gens toujours vivants, alors qu’eux boivent de manière excessive, fument, etc. Avec une conclusion bien triste : que la vie est injuste, et que finalement nos efforts ne servent à rien.

Cela m’a donné envie de compléter mon précédent texte à propos de la maladie. Car ce genre de doutes minent complètement la volonté et la conscience.

Je vais démarrer à partir d’un autre exemple, personnel cette fois. Quelqu’un dans ma famille est mort récemment, dans des conditions assez difficiles. Les gens qui la connaissaient l’ont mal vécu, car c’était quelqu’un de très gentille, et cela a donc généré un sentiment d’injustice.

Mais tout le monde oublie que c’était aussi quelqu’un qui a passé toute sa vie à s’inquiéter et à se lamenter. Et un stress permanent chaque jour pendant des dizaines d’années, ce n’est pas sans conséquence pour le corps.

Une bonne hygiène de vie passe évidemment en partie par le physique. Les choses importantes étant :

  • ce qu’on respire,
  • ce qu’on boit,
  • ce qu’on mange.

Outre le fait que beaucoup d’entre nous vivons dans des environnements pollués, nous respirons aussi souvent très mal, alors que c’est quelque chose d’essentiel. Tout le monde a déjà fait l’expérience en étant en colère ou en train de pleurer : si on adopte une respiration calme, l’émotion diminue tout de suite en intensité.

L’eau est aussi, bien sûr, essentielle : c’est le symbole de la vie dans beaucoup de traditions, y compris en science (on recherche des planètes avec de l’eau, pour pouvoir y vivre). Elle a aussi un rôle majeur de nettoyage.

Enfin, ce que nous mangeons. Cela relève du bon sens : les excès, les produits chimiques, etc., sont des choses néfastes pour notre organisme. Mais il y a quelque chose qu’on oublie souvent : il ne suffit pas de manger de bons produits, il faut aussi qu’ils soient cultivés et préparés avec Amour. La nourriture que l’on avale sert à reconstruire nos cellules. Notre corps devient ce que l’on ingère, et donc l’énergie de ce qui est absorbé est très importante.

On ne peut pas être en bonne santé si l’on absorbe de façon intentionnelle des choses que l’on sait être mauvaises pour notre corps. Cela aura des conséquences, tôt ou tard. Sans tomber pour autant dans des contraintes excessives, car la frustration est quelque chose de négatif pour l’esprit, et donc aussi, a fortiori, pour le corps.

Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Une bonne hygiène de vie, pour être en bonne santé, doit évidemment être globale. Si vous ne buvez pas, ne fumez pas, mangez « bio », mais que vous passez votre temps à être en colère, ou angoissé, ou négatif d’une façon ou d’une autre, cela ne suffira pas et le corps subira les conséquences de votre mental.

C’est même la partie la plus importante. Cela n’est plus à démontrer, même en médecine : quand quelqu’un a un cancer, son espérance de vie est directement proportionnelle à la façon dont elle y réagit mentalement. Des personnes arrivent à doubler ou tripler leur espérance de vie prévue initialement, car ils décident de rester dans la joie.

Cela ne vaut pas seulement quand nous sommes malades : c’est vrai tout le temps, durant toute notre vie. Les pensées, les attitudes, les intentions que nous avons se traduisent directement dans notre corps. Bien s’occuper de son corps ne suffira pas si on ne règle pas aussi l’origine intérieure de la maladie.

Par ailleurs, une maladie n’est pas quelque chose de négatif en soi. C’est souvent une conséquence physique d’un problème intérieur, qui sert de message, pour que nous puissions prendre conscience de ce qui ne va pas en nous. Mais c’est aussi parfois une réaction positive à un changement. Cela m’est arrivé plusieurs fois d’avoir des problèmes de gorge, non pas parce que je n’osais pas parler, mais au contraire car je m’étais décidé à m’exprimer. Mais le corps ayant était habitué pendant des années à ne pas le faire, cela a modifié l’équilibre des énergies, provoquant une maladie temporaire, le temps que le corps s’ajuste à la nouvelle donne.

Et pour les maladies mortelles, cette vision d’injustice n’a de sens que si l’on croit que la mort est une fin. Ce qui n’est pas le cas. Quand on place les choses dans un contexte plus large, à savoir que la vie continue après la mort, l’angle de vue devient complètement différent. Mourir jeune n’est plus un échec ni un drame : c’est simplement le moment de passer à autre chose, et cela n’arrive jamais par accident.

L’étincelle qui met le feu aux poudres

Tout commence par Soi. Tout se passe en Soi.

J’ai déjà eu l’occasion de dire que la seule façon de changer les choses, c’est de donner l’exemple. Comme l’ont dit tant de messagers, c’est soi-même qu’il faut changer.

Car comment établir la paix dans le monde extérieur, quand on ne connaît pas soi-même la paix intérieure ? Comment aimer et pardonner les autres, lorsqu’on ne s’aime et qu’on ne se pardonne pas soi-même ?

Et, encore une fois, il n’est pas vrai qu’à soi seul, on ne peut rien faire. Qu’en est-il de Jésus, de Socrate, d’Einstein et du Bouddha ?

Mais même si, en réalité, chacun de nous est aussi exceptionnel qu’eux, il est vrai que ce sont des exemples qui impressionnent un peu.

Or je me suis rendu compte qu’à notre époque, cela est vraiment devenu à la portée de chacun. Il suffit de quelques heures pour qu’une vidéo soit vue par des milliers de gens sur YouTube, un livre peut vite devenir un best-seller, les films sont vus à travers le monde par un nombre gigantesque de personnes, des millions de spectacles ont lieu chaque jour dans toutes les villes du globe, un site Internet peut faire le tour du web en quelques jours, des révolutions peuvent naître à partir d’un groupe Facebook.

Et même un petit spectacle n’a pas un impact négligeable. L’effet de propagation est énorme : cela va réveiller d’autres gens, qui vont ensuite eux aussi en réveiller d’autres, et ainsi de suite. Et dans le lot, il y aura peut-être des personnes qui, grâce à cela, feront tourner le cours entier de l’Histoire.

Sans certains films que j’ai regardés, sans certains livres que j’ai lus, sans certains spectacles que j’ai vus, sans certaines discussions que j’ai pu avoir, et d’autres choses très banales et quotidiennes, je n’en serai peut-être pas là aujourd’hui. Et je suis infiniment reconnaissant envers ceux qui en sont les auteurs.

Chacun de nous peut être un messager. Nous sommes tous l’étincelle qui peut mettre le feu aux poudres.

Soi et l’Autre

Cet après-midi, j’ai eu l’occasion de découvrir la communication non-violente (CNV). Ses principes sont assez simples, cela se déroule en 4 étapes :

  • L’observation

L’idée est de bien séparer les faits (objectifs) d’avec tout ce qui peut relever du jugement, de l’interprétation et du sentiment, pour partir d’un constat mutuel neutre.

Par exemple : « Tu es égoïste » est un jugement, les faits se limitent en réalité à « Tu as mangé toute la glace au chocolat ». Cela peut parfois être plus subtil : dans « Tu es souvent en retard », « souvent » n’est pas un fait, c’est déjà un jugement.

  • Le sentiment

Dans un second temps seulement, exprimer ce que ces faits ont généré comme sentiment(s) en moi, en ne confondant pas sentiment et rapport à l’autre : un sentiment est interne et n’implique pas l’autre directement.

Par exemple, « Tu m’énerves » ou « Je suis incompris » ne sont pas des sentiments, ce sont des interprétations, alors que mon sentiment est seulement « Je suis triste », ou « Je suis déçu ».

  • Le besoin

Les sentiments que génèrent ces faits sont souvent dus à des besoins personnels qui ne sont pas comblés, qu’il faut verbaliser pour se faire comprendre, car ils nous sont propres, ils dépendent de notre propre histoire personnelle, et sont donc différents chez l’autre, qui risque sinon de trouver notre réaction incompréhensible (et donc, lui-même, de partir dans de nouvelles interprétations).

Par exemple : « Tu es en retard. Cela génère en moi de l’agacement » ne suffit pas, il faut expliquer pourquoi. Car peut-être que pour l’autre le retard n’a aucune conséquence importante, ne comprend pas le besoin qu’il a frustré et voit donc dans cela une simple accusation gratuite. Plutôt : « Tu es en retard. Cela génère en moi de l’agacement car je souhaitais avoir de bonnes places dans la salle ».

  • La demande

Une fois que tout cela est bien identifié, exprimer une demande de ce qui pourrait régler le conflit, en donnant des propositions très concrètes pour y parvenir, afin que l’autre sache quoi faire exactement et participer soi-même au processus, mais sans exiger, car il faut aussi respecter les besoins de l’autre.

Par exemple : « Je veux que tu fasses plus attention à moi » reste vague, dépend de notre propre échelle de jugement et impose quelque chose. Il vaudrait mieux plutôt simplement proposer, et proposer des solutions concrètes : « Nous pourrions dédier nos jeudis soirs à échanger sur nos problèmes ».

***

L’idée générale de cette façon communiquer est de ne plus se placer comme victime, d’essayer d’être impartial en démarrant des faits, d’avoir le courage de mettre à nu les sentiments que cela génère en nous, de comprendre soi-même et de faire comprendre à l’autre le besoin auquel cela correspond pour nous, et participer ensemble à la résolution du problème. Plutôt que d’y mêler jugements et interprétations, qui vont être perçus comme des accusations par l’autre, qui va alors se mettre en posture défensive, ce qui ne mènera à rien à part de la violence.

Plus profondément, cela fait voir que nous avons l’habitude de rendre l’autre coupable de notre état, en attribuant la source de nos sentiments à ce qu’il fait. Alors qu’en réalité, ce que fait l’autre n’a aucune importance : on peut réagir d’une multitude de façons différentes à une situation identique.  Sans compter que notre interprétation des faits est souvent erronée. Ce qui crée nos sentiments, ce n’est pas l’autre, mais notre propre histoire (que ce soit des choses très simples, ou des peurs qui remontent à notre enfance par exemple).

Il s’agit donc de redevenir acteur du rapport que nous avons avec l’autre, de ne plus le subir, mais au contraire d’y voir un moyen exceptionnel pour se comprendre soi-même,  et pour avancer ensemble.

Et si tout n’était qu’un déjà-vu ?

Une des premières choses dans ma vie qui m’a fait me poser des questions importantes, ce sont les sentiments de déjà-vu. Ce ressenti fort et très marquant d’avoir déjà vécu une scène à l’identique, avec une anticipation de ce qui va se passer dans les prochaines secondes.

Le premier réflexe face à ces impressions est de croire que cela est dû à un effet de répétition de notre quotidien. Mais, en ce qui me concerne, les moments de déjà-vu ne se produisent jamais lors d’événements familiers. Bien au contraire, ils surgissent toujours dans des situations totalement inédites.

Et c’est d’ailleurs ce qui m’interpelait beaucoup : comment est-il possible d’avoir une sensation de déjà-vu pour quelque chose qui ne peut en aucun cas avoir déjà eu lieu auparavant ?

En ne mettant pas cela de côté négligemment quand cela m’arrivait, j’ai fini par avoir une de mes premières intuitions fondamentales : la seule façon pour que cela soit possible, c’est que chaque être humain contient en lui l’univers tout entier, ainsi que tout le passé et tout l’avenir. Exactement de la même façon que chaque cellule de notre corps contient tout l’ADN qui nous constitue.

Il en résulte énormément de choses, par exemple que le temps n’existe pas et que tout se passe ici et maintenant.

Cela m’a aussi fait prendre conscience de connexions très directes entre le passé et le présent : et si c’est moi, en ce moment présent, qui créait ces sentiments de déjà-vu, rétrospectivement, pour faire réagir celui que j’étais dans le passé, pour m’amener moi-même à l’éveil ?

Et si tout n’était qu’un déjà-vu, que l’histoire ne se déroulait pas à partir du début, mais à partir de la fin ?

La certitude est un choix

J’aimerais retranscrire ici la conversation que j’ai eue avec un ami.

Celui-ci me racontait qu’il sent parfois la présence de son grand-père (qui est décédé). Evidemment, l’idéologie ambiante de notre société lui fait douter de l’authenticité de son ressenti.  C’est son imagination, dit-on.

Alors, je lui montre ce qu’il y a en face de nous et lui demande : « Est-ce que tu doutes que ce mur soit jaune ? ». Non, bien sûr. « Alors, quelle est la différence qui fait que, pour deux ressentis, tu doutes de l’un, mais pas une seule seconde de l’autre ? ».

La première réponse fut : parce que la couleur, on peut la voir. C’est la première grande supercherie de notre culture, qui est effectivement beaucoup basée sur l’image, si bien que la réalité est souvent associée à ce qui est visible. Ce qui ne tient évidemment pas debout une seule seconde : voit-on les ondes qui permettent à nos téléphones portables de fonctionner ? Et que dire des aveugles de naissance, qui n’ont aucune image de quoi que ce soit de toute leur vie ?

La seconde réponse fut un peu plus large : parce qu’on peut la voir, la toucher, etc. Mais peut-on voir ou toucher la sensation que nous avons quand nous avons chaud ou froid ? Non, elle est interne, ce qui ne nous fait pas pour autant douter de son authenticité. Sans parler du manque de fiabilité des cinq sens (les mirages, etc.).

La troisième piste fut : parce que, dans le cas des ondes des téléphones portables, c’est « scientifiquement prouvé ». Voilà une deuxième supercherie encore plus dangereuse que la première. Cinq petites minutes d’histoire des sciences suffisent à démolir ce faux concept, qui n’est en fait qu’une idéologie : des théories scientifiques entières (et majeures) ont été complètement renversées, voire réfutées au fil des siècles (qui tourne autour de qui dans la galaxie, l’existence du vide, la nature de la lumière, etc.), et il en sera de même des théories actuelles, qui n’ont rien de définitives et qui n’expliquent pas tout.

Derrière cette idée se cache en fait quelque chose de plus profond et de plus grave. Ce que cela sous-entend, c’est que quelque chose est vrai à partir du moment où les gens autour de nous (que ce soit des scientifiques, légitimes ou non, des politiciens, nos proches, nos collègues, bref, la société) disent que c’est vrai.

C’est une idée très dangereuse, car elle place la source de la certitude à l’extérieur de soi, chez les autres, au lieu d’être en nous. Et c’est en cela que c’est une idéologie, car cela permet évidemment d’exercer un pouvoir sur les gens (que ce soit politiquement, moralement, commercialement, etc.). Qui n’a jamais acheté un produit parce que l’emballage indiquait « scientifiquement prouvé » ? Sans parler des risques plus graves (comme les manipulations politiques).

Mais ne nous mentons pas à nous-mêmes : la cause de tout cela ne vient pas d’un quelconque groupe d’intérêts. Nous entretenons tous nous-mêmes cette idéologie car elle nous arrange : elle nous évite de penser par nous-mêmes ; elle nous évite de prendre nos responsabilités ; elle nous évite de choisir.

L’idée derrière ce « scientifiquement prouvé », c’est qu’il y aurait quelque chose d’objectif, d’extérieur à nous, qu’il suffirait de recevoir et d’accepter tel quel pour connaître la vérité, sans avoir ni à réfléchir ni à choisir. C’est une illusion. La vérité objective n’existe pas, pas même en science.

La certitude ne peut jamais venir de l’extérieur, elle vient de l’intérieur : c’est un choix, et seul ce choix peut éliminer le doute et garantir notre liberté.

La volonté créatrice

Je racontais récemment à un ami qu’avant de laisser la maison de mes parents et de mon enfance à de nouveaux propriétaires, j’avais fait en sorte de la décharger au mieux des énergies très lourdes et négatives qui s’y trouvaient (suite à l’histoire familiale pas forcément très joyeuse…), de sorte à ce que les nouveaux arrivants n’aient pas à en pâtir.

Il m’a alors posé une question simple et pertinente : comment est-ce que j’ai fait ? Comment s’y prend-t-on pour faire cela ?

Cela m’a interpellé car je ne m’étais jamais posé la question : je l’ai fait le plus naturellement du monde.

Etant à l’écoute, j’étais capable de ressentir ces énergies, et, sans me poser de question, j’ai fait en sorte de les dissiper.

Il m’est impossible de décrire comment j’ai fait cela, tout comme il n’est pas possible d’expliquer comment nous faisons en sorte que notre bras bouge : nous décidons de le faire, nous avons une certaine volonté, nous posons une certaine intention, et cela se produit, tout simplement, sans douter un seul instant que cela va fonctionner.

Il en était de même dans ce cas, et pour n’importe quel autre : j’ai posé une intention, sans douter qu’elle se produirait, et elle s’est produite.

C’est d’ailleurs la seule façon de faire quoi que ce soit : y croire vraiment, avoir la foi.

De là à en déduire que tout l’univers et toute la vie ne sont qu’un acte de volonté, et que notre capacité créatrice n’a aucune limite (à part celle de nos propres doutes), il n’y a qu’un pas. :)

Revenir à zéro

Malgré les apparences de continuité et de progression de l’histoire humaine, il est intéressant (et rassurant) de remarquer que la bonne voie pour avancer n’est jamais d’accumuler, mais bien au contraire de revenir à zéro.

L’histoire des civilisations par exemple n’a rien de linéaire :  il y a eu des démocraties bien plus authentiques et éclairées avant nous (la Grèce antique par exemple), ce qui n’a pas empêché de repasser ensuite par des ères très longues de monarchisme autoritaire. De façon générale, l’accumulation et la stagnation a toujours fini en une décadence, et ce sont les révolutions qui relancent l’histoire.

Il en est de même pour les sciences : l’accumulation ne se fait qu’au sein d’un même paradigme, mais les plus grandes avancées scientifiques ont toujours été des théories qui remettaient complètement en cause ce qui existait déjà : la révolution copernicienne ou la révolution newtonienne par exemple.

En philosophie, c’est plus que flagrant : presqu’aucun philosophe n’a jamais été tout à fait d’accord, remettant toujours en cause tout ce qui avait été dit avant lui, ce qui n’a pas été sans créer des critiques virulentes à l’égard de cette discipline. Mais c’est la nature même de la connaissance. Comme l’ont compris les grands (Descartes ou Nietzsche, par exemple), on a beau avoir trouvé une vérité absolue, elle n’est une vérité que lorsque nous l’avons nous-même intégré à notre réflexion, en repartant de zéro, de Soi.

Enfin : la spiritualité. Qu’il s’agisse de méditation, de prière ou autre, il ne s’agit jamais d’une technique qui demande d’accumuler pour progresser. Bien au contraire, tout le chemin intérieur consiste précisément  à faire le vide, à revenir à zéro.

Le mot révolution est souvent revenu dans mes exemples. Ce n’est pas un hasard : une révolution, c’est quelque chose qui chamboule ce qui existe déjà. C’est aussi le fait de tourner autour d’un centre : faire un tour, et revenir au point de départ. Comme le cercle du chiffre 0.

Ce n’est donc jamais un effort et une accumulation : la seule chose à faire, c’est de lâcher-prise et de retourner à la source.

Comment changer le monde ?

Notre monde est malade, gravement malade. Pauvreté qui augmente sans cesse malgré les progrès techniques, pollution et destruction de notre planète, non-respect des droits de l’Homme même dans le pays qui les a inventés, mal de vivre généralisé…

Face à cette maladie, on rencontre plusieurs réactions :

  • il y a ceux qui tentent de la guérir, mais en ne s’attaquant qu’aux symptômes (nourrir les pauvres par exemple), laissant intactes les sources de la maladie ;
  • il y a ceux qui font semblant qu’elle n’existe pas, et qui, pour calmer la douleur de leur tranquille agonie intérieure, ont recours à diverses drogues (le fanatisme religieux ou matérialiste par exemple).

Peu de gens optent pour la seule solution efficace : identifier l’origine véritable de cette maladie, la regarder en face, et faire le choix d’y mettre fin.

Car il est plus facile de dire que c’est la faute de Sarko. Ou des grandes élites, secrètes ou non, qui gouvernent le monde. Ou des patrons. Je le sais bien, puisque je le fais moi-même encore beaucoup trop souvent.

Pourtant, c’est un mensonge. Un PDG d’une usine qui pollue la planète ne peut pas la faire tourner seule. Il faut l’intervention de centaines voire de milliers de personnes. Ouvriers, comptables, chefs d’atelier, juristes, informaticiens, etc. Même l’homme le plus puissant de la planète ne pourrait rien faire s’il était seul. Nous sommes tous complices, à chaque fois que nous acceptons de faire quelque chose que nous savons ne pas être bien.

Et pourquoi le faisons-nous ? Car arrêtons aussi avec la diabolisation : personne n’est intrinsèquement mauvais, chacun sait ce qui est bien ou mal. Alors pourquoi acceptons-nous de faire, ou de laisser faire, des choses que nous savons être mauvaises ?

La première réponse à cette question, c’est la peur. Nous avons peur. De quoi ? La plupart du temps de perdre notre boulot, et, au bout du compte, de nous retrouver à la rue.

Mais comment a-t-on pu en arriver à une société dans laquelle nous avons peur de devenir sans-abri, alors que l’histoire de la race humaine a commencé par des tribus ? N’a-t-on pas toute une famille, qui même si elle est souvent pesante, reste malgré tout là pour nous rattraper en cas de gros soucis ? N’avons-nous pas aussi des amis qui peuvent faire la même chose ?

Et c’est la deuxième réponse à la question : la séparation. A force de nous séparer les uns des autres, d’oublier que nous sommes tous frères et sœurs, nous en arrivons à un monde où l’on accepte de faire n’importe quoi, par peur de se retrouver seul et sans ressource.

Mais nous ne sommes jamais obligés de rien : à chacun de choisir qui il veut être.

A partir de cela, il m’est donc venu une solution très simple pour complètement changer le monde : réintroduire une solidarité élémentaire et très simple, qui consiste seulement à rappeler à sa famille et à ses amis, clairement et verbalement, que si jamais il se passait quelque chose de grave (et, la plupart du temps, cela ne sera même pas le cas), nous sommes là pour les héberger temporairement. Et donc que nous n’avons plus à accepter de faire quoi que ce soit si cela nous paraît être mal, que ce soit de polluer la planète, de faire du chiffre sur le dos d’autres salariés et des consommateurs, etc.

Pour la première fois, j’ai eu la vision et le sentiment intérieur que ce changement est possible, concrètement.

Tu ne risques rien

Si seulement Tu te rappelais que Tu ne risques rien, à quel point agirais-Tu différemment ? Si Nous avions tous pleinement conscience que rien ne peut nous faire du mal, ô combien la Vie que Nous créons serait différente.

J’ai un message pour Toi : Tu es immortel.

Oh, bien sûr, je sais que l’esprit hurle immédiatement : « quelle certitude y a-t-il à ce sujet ? », « quelle preuve y a-t-il ? ». Et cela n’a rien d’étonnant quand tout, autour de nous, Nous pousse à se protéger de tout, à avoir peur… Le monde nous fait croire que la vérité se trouve dans notre corps éphémère, alors qu’elle se trouve là où ni la mort ni la naissance n’ont de sens.

Mais peu importe tous les stratagèmes de la peur, peu importe le nombre de couches d’oubli qui enfouissent ton cœur, Tu le sais très bien au fond de Toi : la Vie ne finit jamais.

Il n’y a qu’un éternel instant. Alors, aie confiance, et choisis de faire de cet unique instant la plus grande expression non pas de la peur, mais de la joie infinie et inaltérable.

Etre un magicien

Nous vivons dans une société qui laisse peu de place à l’émerveillement et à la magie. Plus grand monde ne prend la peine de lever les yeux vers le ciel pour regarder les étoiles par exemple, et tout ce qui paraît un peu fantastique ou surnaturel est tout de suite marginalisé et tourné en ridicule.

Et pourtant, beaucoup d’entre nous sommes déçus par ce quotidien morne, gris, fade. Nous nous évadons et nous divertissons avec des films bourrés d’événements que nous refusons pourtant dans notre vie.

Nous avons oublié que la vie elle-même a quelque chose de fantastique.

Les Hommes se sont toujours demandés comment le monde a été créé. C’est déjà en soi un mystère fascinant, mais il y a plus merveilleux encore : qu’est-ce qui fait qu’une fois le monde créé, il existe encore la seconde suivante ? Si ce n’est en recréant le monde à chaque instant ?

Autrement dit, par quelle magie est-il possible d’être ?

Pas besoin de dragons, pas besoin de grand méchant à combattre, pas besoin de super pouvoirs.

Le simple fait d’être contient toute la magie et toute la joie qu’il soit possible d’éprouver.